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Un pas positif vers la modernité dans l’administration publique ?

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Un pas positif vers la modernité dans l’administration publique ?
Un pas de plus pour l’administration publique haïtienne vers la modernité ! 18 étudiants-fonctionnaires de l’Ecole nationale d’administration publique (ENAP) ont reçu leur diplôme de maîtrise, hier lundi 03 décembre, à l’hôtel Montana sous les yeux vigilants de hautes personnalités haïtiennes et étrangères. La cérémonie de graduation de cette cohorte d’étudiants rentre dans la lignée des efforts consentis par les gouvernements d’Haïti, du Canda et du Québec en vue de dynamiser et moderniser l’administration publique haïtienne.

C’est dans le cadre du Projet d’appui au renforcement de la gestion publique (PARGEP) en Haïti qu’il a été convenu d’offrir, à des cadres possédant une expérience appropriée en administration publique haïtienne, un programme de maîtrise en administration publique de l’ENAP. « La réalisation de ce projet a nécessité la mobilisation des ressources humaines les plus expérimentées et les plus compétentes Québécoises afin de bien contribuer au renforcement de la haute fonction publique en Haïti », a indiqué le représentant du gouvernement québécois, Jean-Stéphane Bernard, sans faire l’économie de souligner que ledit programme permettra à Haïti d’améliorer les services offerts à sa population.

Né d’une entente tripartite signée il y a cinq ans, ce projet a été financé à hauteur de 7.8 millions de dollars américains déboursés par les trois gouvernements (canadien, haïtien et québécois).

Présent à cette collation de grades, l’ambassadeur canadien, Henri Paul Normandin, croit que ce programme de maîtrise permettra au gouvernement haïtien de se disposer des employés honnêtes et qualifiés, en fait, des hommes et femmes qui seront au service de la fonction publique. « Chaque pas positif que vous faites, comme celui-là, amène l’administration publique haïtienne vers l’efficacité et l’accès aux services pour la population », a martelé l’ambassadeur.

Il a, par contre, fait remarquer que la construction d’une administration moderne exige du temps, de la patience, de la continuité et d’un leadership sans faille.

Le pays est sous-administré. 67 mille agents de l’Etat pour 10 millions habitants. La proportion de cadres supérieurs et intermédiaires qualifiés fait cruellement défaut. Le premier ministre Laurent Lamothe, président d’honneur de cette première promotion de diplômés, en est grandement conscient. « Ma présence, ici ce soir, traduit un très fort engagement de mon gouvernement de placer au centre de la réforme de l’Etat les ressources humaines qualifiées dont la fonction publique a tant besoin », a déclaré le chef de la primature avant de lancer aux 18 diplômés : « Je suis très fier de vous ».

Il en a aussi profité pour réitérer sa volonté à ce que le recrutement au sein de l’administration publique soit fait sur la base de concours en vue de prioriser la compétence au-delà de la partisannerie et toute logique de clan.

Ce programme de maîtrise s’est étendu sur trois ans (2009-2012). Son objectif principal consistait à rendre ces 18 fonctionnaire-étudiants aptes à répondre aux exigences de l’administration publique, à diriger et gérer avec efficacité les organisations, les projets, les ressources dont ils ont la responsabilité. Un autre groupe est déjà en formation à l’ENAP, si l’on en croit les responsables.
Juno Jean Baptiste
jeanbaptistejuno@yahoo.fr
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